Veronika Harcsa - Balint Gyémánt - Nic Thys - Antoine Pierre au Senghor

Le 19 avril 2019


Veronika Harcsa and Nicolas Thys
© Olivier Lestoquoit


Après une tournée en Allemagne, avant une date à Londres et une tournée en Hongrie, Veronika Harcsa et Balint Gyémánt venaient présenter leur album Shapeshifter à Bruxelles, au Senghor, la seule date belge avant L'An Vert en juin. Veronika voyage beaucoup: "Je mène une vie partagée entre Londres et Budapest, en prenant souvent l'avion. Ce type de vie est assez commun à notre génération. Nous sommes mobiles et prenons le meilleur de toutes les cultures" (V. Harcsa).

Le duo existe depuis 2014 et a enregistré deux albums. Pour le troisième, voici les deux Hongrois en quartet, avec Nicolas Thys et Antoine Pierre, la rythmique de Taxi Wars. "Après deux albums en duo, j'avais envie d'élargir la formation pour avoir plus de volume. J'ai d'abord poursuivi mes études à Budapest, où j'ai rencontré Balint, ensuite je suis venue à Bruxelles pendant deux ans: j'ai ainsi rencontré Antoine et Nicolas. C'est tout naturellement que j'ai voulu réunir ces deux pôles musicaux, Budapest et Bruxelles." (V. Harcsa)

L'entente entre les quatre s'est réalisée tout naturellement: "J'ai rencontré Veronika au Conservatoire de Bruxelles. Je l'ai par la suite engagée pour mon projet Next Ape. Elle était dans la classe de David Linx. Au Conservatoire, elle avait aussi un cours d'impro avec Kris Defoort, c'est comme cela qu'elle s'est retrouvée dans le projet Diving Poet de Kris, au sein duquel elle a rencontré Nic.  Quand Veronika et Balint ont décidé d'élargir leur duo, ils ont décidé d'engager une rythmique qui a l'habitude de jouer ensemble" (Antoine Pierre).

Antoine Pierre Nicolas Thys

Bálint Gyémánt Veronika Harcsa
© Olivier Lestoquoit


Le concert débute par deux compositions du précédent album en duo, dont Let me tell you river, écrit par Veronika pour son mari. Ensuite, le quartet passe au nouveau répertoire, celui de Shapeshifter: "C'est un nouveau répertoire que Veronika et Bálint ont écrit, on a en quelque sorte découvert cela ensemble. Ils ont écrit la musique et on tasted  a fait une résidence pour travailler ces nouveaux morceaux. Mais ils jouent toujours quelques morceaux de leur duo en live. C'est vraiment un duo soudé, ils se connaissent super bien. C'est très facile pour nous de se joindre à eux" (Antoine Pierre)

Et pour ce nouveau répertoire, d'abord, San Francisco, un thème tout en douceur jusqu'à l'arrivée de la rythmique qui explose la formation et un texte volontiers critique:. "Have you been to San Francisco, California. Hey have you ever tasted durian fruit and carioca. There's more to your life than IPhone, than posts and likes…"

Ensuite, Listen to me now, la plage qui ouvre le disque..

Bálint Gyémánt
© Olivier Lestoquoit


En parfait accord avec les sonorités irisées de la guitare électrique, une voix cristalline, ondoyante: c'est l'eau limpide d'un ruisseau  qui serpente, entre l'aigu et le grave,  la douceur et la rage. Pour preuve, Last Night, dernière pièce du triptyque inauguré par First Night et Second Night: le tumulte d'une ville la nuit.

Les atmosphères se succèdent portées par la rythmique: "Les compositions atmosphériques originales ont maintenant plus de fondement. Une finesse rythmique, des harmonies variées et aériennes, entre des mélodies entraînantes et paysages sonores conceptuels. Nos "songs" sont en vers, ont des "ponts" et des refrains comme des "pop songs" mais les mélodies et harmonies ont des racines jazz et musique moderne. Quelle que soit la musique que je joue, l'important c'est l'improvisation, la spontanéité" (V. Harcsa)

Les titres se succèdent, avec une large place accordée aux sonorités rock et modorées de la guitare, à la basse de Nic Thys et aux rythmes bouillonnants d' Antoine Pierre.

Veronika Harcsa mêle chant, paroles slammées, vocalises et cris: tous les registres du jazz vocal contemporain.

Tout le répertoire de l'album est présenté sur scène comme ce Serge whith holy scar, inspiré par la musique de Gainsbourg. Le concert se termine par un Shapeshifter aux accents rageurs.

Applaudissements nourris et rappel pour une ballade: Bori's Rebel. Un quartet tout en équilibre.

Veronika Harcsa & Balint Gyemant 4tet
© Olivier Lestoquoit

Texte © Claude Loxhay  -  photos © Olivier Lestoquoit
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