The Lonious Quartet, Pelzer Jazz Club Liège, 29.1.2020




Mercredi 29 janvier 2020, le contrebassiste Nicola Lancerotti, avec son The Lonious Quartet, est venu rendre hommage au génial pianiste et compositeur, un des fondateurs du bop et du jazz syncopé. La particularité du quartet est de jouer du Monk sans piano, en laissant reposer la dissonance sur le dialogue entre deux saxophones et en attribuant un rôle important à la contrebasse, alors que les contrebassistes du "maître", comme Wilbur Ware ou John Ore, étaient plutôt discrets. Il faut dire que le contrebassiste natif de Padoue a eu d'excellents professeurs: Paolino Dalla Porta et Furio Di Castri en Italie, Bart DeNolf à Bruxelles. 


Leader d'un quartet très "free", avec Jordi Grognard et Danielle Martini (albums Skin et Lux, cfr la chronique de cet album), il est aussi membre du Zola Quartet.

Pour ce répertoire monkien, il a fait appel à deux saxophonistes connaissant bien la musique de Monk (pas de partition).

D'un côté, au ténor, Daniele Martini, qu'on avait entendu à l'An Vert, en quartet avec Bram De Looze, Manolo Cabras et João Lobo. Il a un trio avec le trompettiste Nate Wooley et joue avec le pianiste Giovanni Di Domenico (Mulabanda, Abschattungen).

Au soprano, Matthieu Robert, le saxophoniste du Harvest Group de Guillaume Vierset (Nacimiento road), du Zola Quartet avec Lancerotti et d'un duo intimiste avec le pianiste Mario Ganau (Prima scena).

A la batterie, un musicien qui mériterait une plus large reconnaissance, Gaspard Sicx qui a étudié au Jazz Studio d'Anvers avec Marek Patrman puis à Bruxelles avec le Français Thomas Grimmonprez et Stéphane Galland. Il a formé un trio avec Manolo Cabras et Sylvain Debaisieux.


Au répertoire, un large éventail de compositions de Monk, de Brilliant corners à Introspection, en passant par Bye-Ya, Erronel, Uggly beauty ou Little Rootie Tootie pour terminer par un Trinkle Tinkle introduit majestueusement à la contrebasse. Là où beaucoup de musiciens proposent une lecture "lisse" des mélodies de Monk, en reprenant les compositions les plus connues, comme Round Midnight ou Monk's Mood, Lancerotti aime l'aspérité des thèmes monkiens, cette dissonance, liée à un art consommé du silence, qui repose ici sur la juxtaposition des saxophones, sur leur dialogue en écho plus souvent qu'à l'unisson. Le tout porté par le drive énergique de Sicx.

Il est vrai que lorsqu'on discute avec Nicola, on découvre ses références: Steve Lacy (Reflections), Mal Waldron (Interprétations of Monk) et, par dessus tout, le Monk's Casino d'Alexander von Schlippenbach, avec Rudy Mahall (bcl) et Axel Dörner (tp), un triple album qui reprend la soixantaine de compositions de Monk.

Une musique d'une âpre modernité qui a suscité l'enthousiasme du public.

Texte © Claude Loxhay  -  photos © Robert Hansenne

Concert:
23 avril 2020, Bruxelles, Marni


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