Jazz Club Pelzer: Trio Grande





Mercredi 2 octobre les Trois Mousquetaires jouent, au Pelzer, devant "leur" public: un public conquis et ravi. Peu d'habitués qui vous diront: "Ce n'est pas du jazz". Du "vrai jazz" s'était exclamé un tenant du "swing" lors d'un concert de Frédéric Borey. Ce à quoi le saxophoniste français avait fait remarquer que le "jazz" est qu'un nom générique, aux origines sulfureuses teintées d'argot, d'ailleurs boudé par certains musiciens afro-américains qui lui préféraient le terme "great black music", que ce qu'on venait d'applaudir n'était qu'un style parmi d'autres, tout aussi "vrais". Pas un objet figé dans le temps qu'on extirpe comme une pièce de musée.

Le jazz est une musique vivante et, question de vitalité, on peut compter sur les trois complices de Trio Grande. Depuis le premier album de 1994, cela fait plus de 25 ans d'aventures communes pour les trois "acrobates" (titre d'une composition de Michel Massot).


Laurent Dehors
jongle avec clarinettes, clarinette basse et contrebasse, saxophone ténor et soprano, guimbarde, harmonica et musette (cette petite cornemuse), tout cela quand, à la manière de Roland Kirk, il n'embouche pas à la fois ténor et soprano.

Michel Massot passe du trombone, avec ou sans sourdine, à l'euphonium ou au sousaphone (une vingtaine de kilos à soulever et mettre autour du cou).

Michel Debrulle passe de la batterie, avec woodblock et cowbell, à la grosse caisse de Binche, souvenir d'une enfance de gille.

Question répertoire, celui du dernier album Trois Mousquetaires, à part un petit détour vers Un matin plein de promesse de l'album de 2007.

Pour débuter, Roche Colombe, superbe mélodie de Michel Massot, avec ténor à la sonorité chaude puis voyage vers Bamako (toujours Massot) et souvenirs d'enfance de Laurent: les repas de famille arrosés au cours desquels on entame Quand on se promène au bord de l'eau (la chanson du film La belle équipe célébrant les premiers congés payés).


Les compositions originales s'enchaînent de Yalkna ("valse mobile") de Massot à Attention les béquilles de Dehors. Ce n'est pas du "jazz"? C'est un condensé: du ragtime évoqué par le titre Rag au fantôme d'Albert Ayler au travers d'un ténor rageur. Un certain penchant pour le second degré, comme avec ce Disco complètement décalé.

Pour finir, lieu oblige, un Valeureux Liégeois, composition de l'époque de Tous Dehors, entamé à l'harmonica et ponctué d'une sorte de houra: le public participe.

Et, en rappel, un petit passage de musette.

Comme le dit le texte de pochette de l'album Trois Mousquetaires: "This trio resolves the issue of jazz today. Must everything be labelled? The jazz they play is the jazz they love": nous aussi.

Texte © Claude Loxhay  -  photos © Robert Hansenne


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