DINANT JAZZ FESTIVAL 2018





Vendredi 27 juillet – Parc de l’abbaye de Leffe

17:00     Ouverture des portes - Jazz Sets


18:30     Le Manou


Manou Maerten
(chant)
Michael Degreef (batterie)
Karin Broekhove Ibarra (violoncelle, chant)
Domien Clockaert (claviers)

Le festival débutera par la présentation du nouveau projet musical de Manou Maerten, jeune chanteuse originaire de Durbuy de 22 ans, révélée il y a quelques années par l’émission The Voice. A l’époque, elle n’avait que 17 ans et était épaulée par Marc Pinilla du groupe Suarez. Aujourd’hui, elle veut s’affranchir de cette étiquette The Voice qui la poursuit en présentant un projet innovant : Le Manou. Etudiante en production musicale à la School of Arts de Gand, elle vient de sortir un EP 4 titres intitulé « L’Homme », qu’elle présente comme un « projet francophone visant à combiner la musique classique lyrique aux vibes électroniques ». Elle s’est déjà produite à l’Ancienne Belgique, au Reflector, au BSF et au Botanique.

A Dinant, des sonorités jazz et quelques chansons issues de la note bleue s’ajouteront à son approche musicale.


20:00     Felix Zurstrassen Trio feat Nelson Verras & Antoine Pierre & special guest Ben van Gelder


Felix Zurstrassen
(b)
Nelson Verras (g)
Antoine Pierre (batterie)
Ben van Gelder (sax)

Né dans une famille de musiciens, Félix Zurstrassen baigne dans la musique depuis son enfance. Il découvre la basse électrique à l’âge de 14 ans et se passionne assez rapidement pour cet instrument. Le jazz et l’improvisation vont très vite prendre une place importante dans sa pratique instrumentale. De 2005 à 2010, il étudie au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Michel Hatzigeorgiou et obtient son diplôme avec grande distinction. Il se tourne ensuite plus particulièrement vers la contrebasse pendant quelques années. Après une année d’étude auprès de Jean-Louis Rassinfosse, il est diplômé en 2013 au Koninklijk Conservatorium Brussel dans la classe du contrebassiste Christophe Wallemme.

Félix Zurstrassen est un musicien d’une grande polyvalence ayant la capacité de s’adapter aisément aux spécificités de nombreux genres et styles musicaux. Il a rapidement intégré le paysage musical du jazz belge en tant que sideman de nombreux projets d’horizons divers et variés. C’est ainsi qu’il est devenu un des bassistes belges les plus appréciés de sa génération. Il s’est vu attribuer le Sabam Jazz Award « Jeune Talent » en 2017 « parce qu’il sert de point de convergence et de ralliement à toute la jeune scène jazz belge en contribuant aux principaux projets qui la portent. »

On a pu l’entendre aux côtés de Antoine Pierre Urbex, LG Jazz Collective, Pierre de Surgères Trio, David Thomaere Trio, Igor Gehenot Trio, Fabrizio Cassol Conference of the Birds, Typh Barrow, Alain Pierre Tree-Ho !, Steve Houben, Charles Loos et bien d’autres.

Après avoir collaboré avec une multitude de musiciens dans des projets fort différents, Félix Zurstrassen nous livre son premier projet personnel en s’entourant du célèbre guitariste Nelson Veras et de son fidèle complice, le talentueux Antoine Pierre à la batterie.

Le répertoire entièrement composé par Félix Zurstrassen a été spécialement pensé pour ce trio inédit. La musique est mélodieuse, innovante, exigeante et ambitieuse à de nombreux égards. Au cœur d’une structure globale équilibrée, le trio improvise en toute liberté, alternant fougue et retenue dans un trialogue intense et éveillé.

Pour ce concert au Dinant Jazz Festival 2018, Félix Zurstrassen a tout spécialement invité le prodigieux saxophoniste alto Ben van Gelder à se joindre au trio. Du haut de ses 30 ans, Ben van Gelder est devenu au fil des années la nouvelle figure de proue du jazz hollandais. Il a pu se faire une place sur la scène new-yorkaise en collaborant avec les plus grands noms du jazz mondial tels que Mark Turner, Aaron Parks, Thomas Morgan, John Escreet ou encore Ambrose Akinmusire.


Cette rencontre entre le Félix Zurstrassen Trio et Ben van Gelder promet un concert d'une qualité exceptionnelle, démontrant l'incroyable vitalité de la scène jazz européenne.


22:00     Billy Hart Quartet feat. Ethan Iverson, Ben Street & special guest Joshua Redman


Billy Hart
(batterie)
Ethan Iverson (p)
Ben Street (b)
Joshua Redman (s)

Billy Hart est un musicien qui a commencé sa carrière en accompagnant des chanteurs de soul comme Otis Redding ou Sam & Dave. Aujourd’hui, considéré comme un des meilleurs batteurs de jazz, Billy Hart est devenu une légende en côtoyant les plus grands : Miles Davis, Wes Montgomery, Stan Getz, McCoy Tyner ou encore Herbie Hancock. Ces dernières années, il a enregistré deux albums pour le label ECM avec un quartet qui est un des meilleurs du moment. Il comprend le pianiste Ethan Iverson, le bassiste Ben Street et le saxophoniste Mark Turner. A Dinant, Joshua Redman apportera son groove inimitable et sa maîtrise du rythme et du phrasé. Ce quartet de haute voltige mettra le feu pour clôturer la première journée de festival!

Billy Hart, c’est un créateur de reliefs sonores qui utilise toute la palette de son instrument, des sons les plus graves aux plus clairs. Tous les deux sont les pièces maîtresses de ses derniers albums. Et l’on notera aussi la présence de l’ex-pianiste du groupe The Bad Plus, Ethan Iverson, étonnant dans ce registre à contre-emploi qui distille ses notes tantôt à la limite de la cassure, tantôt merveilleusement soudées dans la chaleur du blues. Sans oublier le bassiste Ben Street qui ancre cette musique dans quelques profondeurs telluriques.

Ce groupe a de l’élégance. Dans la façon de le dire plutôt que sur ce qu’il exprime réellement. Avec retenue certes mais aussi avec cette façon qu’ils ont de concevoir ensemble la musique, de la façonner, de s’imaginer chacun comme l’élément d’une homogénéité où tous les rouages s’accordent dans l’harmonie.

Le batteur est manifestement un élément fédérateur de cette musique, à la fois en sa qualité de compositeur de la plupart des morceaux mais aussi dans sa façon de délimiter l’espace de jeu. Dans cette approche très directive de l’instrument. Ses albums ont le charme de ces lignes à la fois nettes et douces. Une sorte d’invitation au voyage. C’est dire si ce groupe nous offre une sorte d’apesanteur à laquelle il est bon de pouvoir s’abandonner. En toute quiétude.

Quant au parrain du festival, dans ses interviews, Joshua Redman répète deux choses fondatrices : il aime la musique et il aime l’improvisation collective. Dans tous ses concerts, la musique est l’invitée première et les personnalités s’effacent au profit d’une œuvre collective. Pourtant, ses mélodies et les sonorités nées de son instrument portent sa marque : la gaieté, l’entrain, le swing omniprésent. On se sent léger et réceptif à toutes les émotions positives que partage le quartet. Et à l’affut de sa poésie, sur les vagues de longues phrases poussées à l’extrême. La mélodie se donne, avec facilité et l’énergie collective ouvre la porte à la liberté, celle des détails, des nuances, en finesse et délicatesse. Que le morceau soit vif et enjoué ou planant, il est toujours dans le plaisir, la spontanéité, l’authenticité de l’émotion immédiate. Une soirée exceptionnelle nous attend.



Samedi 28 juillet – Parc de l’abbaye de Leffe

17:00     Ouverture des portes - Jazz Sets


18:00     Loris Tils One Take Band feat. Alex Tassel, Igor Gehenot, Patrick Dorcéan, Hervé Letor, Xavier Bouillon


Loris Tils
(b)
Alex Tassel (tp)
Igor Gehenot (p, cl)
Xavier Bouillon (cl)
Patrick Dorcéan (batterie)
Hervé Letor (s)

Projet émergeant de la scène belge, Loris Tils, bassiste actif de la scène locale entre 2010 et 2017 (Mister Cover, Typh Barrow, Quentin Mosimann, Monsieur Dupont, …) créé le groupe « One Take » en 2017.

Originaire de La Louvière, c’est en toute logique que le talentueux bassiste électrique se devait d’enregistrer son premier album dans sa ville natale. C’est au Trente-Trois Tours, bar qui permet aux musiciens issus de tous styles d’exprimer leur talent dans un cadre sympathique, que Loris et son « One Take » band ont délivré une performance tout à fait remarquable.

En juin 2017, alors que la température atteint des sommets caniculaires, le groupe composé de grands musiciens de la scène belge (Patrick Dorcean à la batterie, Igor Géhénot aux claviers, Xavier Bouillon aux synthés, Hervé Letor au saxophone et bien sûr Loris Tils à la basse), s’apprête à partir dans une improvisation folle qui durera deux fois une heure.

Car le concept du « One Take » band est celui-là : aucune préparation, seulement un accord choisi juste avant de monter sur scène et une bonne dose d’envie de s’amuser et de folie. Telle est la recette du groupe de Loris Tils. Le projet se base sur l’improvisation balisée par une musique groove, funk et jazz. L’essence des grands noms des courants est préservée à titre d’influence pour véritablement porter la musique vers des rivages uniques. C’est la raison pour laquelle l’attention portée aux atmosphères des morceaux est tout aussi importante.

Le groupe adapte ses interprétations au gré du vent, des envies et du public, mais aussi en fonction des musiciens susceptibles d’être invités. Nul doute que leur invité à Dinant, le trompettiste Alex Tassel, contribuera à nous distiller une solide dose de groove et de bonne humeur.

Le premier album, « One Take – Live at trente trois tours » est sorti le 1er février sur bandcamp. Le band a désormais pour vocation d’enregistrer un maximum de live en vue de sortir d’autres albums qui captureraient la magie d’un autre moment et expérimenter les sonorités à travers les invités et les lieux.


20:00     Joshua Redman Trio feat. Reuben Rogers & Greg Hutchinson


Joshua Redman
(sax)
Reuben Rogers (b)
Greg Hutchinson (batterie)

A 49 ans, Joshua Redman fait partie des grandes figures du saxophone ayant émergé dans les années 90. Avec une connaissance parfaite de la tradition et une technique impitoyable, le fils de Dewey Redman est devenu l’un des acteurs du jazz moderne en mêlant sa musique d’influences groove, funk et hip-hop et en s’accompagnant des musiciens les plus talentueux (de Brad Mehldau, à Pat Metheny en passant par Christian McBride, Brian Blade, Ornette Coleman, Eric Harland, Meshell Ndegeocello).

Né en 1969 à Berkeley (Californie), Joshua Redman est le fils de Dewey Redman, compagnon de route d'Ornette Coleman et également saxophoniste. Joshua écoute chez lui énormément de musique et non seulement du jazz mais aussi de la musique classique, du rock, de la soul et de la musique africaine ou orientale. Il commence à jouer de la clarinette à neuf ans avant de passer au saxophone ténor un an plus tard. Il faut dire qu’il avait à la maison le professeur idéal ! Entre-temps, Redman est devenu un des meilleurs représentants du jazz moderne. Il incarne une génération de saxophonistes de jazz qui vivent le moment présent et qui sont respectueux de l'héritage des maîtres de l'instrument.

Formé dans les meilleures écoles, Joshua a tout pour faire une carrière non pas de jazzman mais d'avocat d'affaire. Il sort de l’université de Harvard en 1991 avec son diplôme Summa Cum Laude sous le bras. Il s’inscrit ensuite à la prestigieuse Yale Law School. Mais il refuse d‘entrer dans la terre promise de la réussite sociale, décide de mettre un terme à ses études de droit et le voilà parti arpentant les clubs. Les Etats-Unis perdent un avocat mais le jazz en sort gagnant.

Il se distingue déjà en 1991, en remportant le concours international Thelonious Monk, qui salue notamment son sens inné du rythme. Il collabore à l’album ‘Choices’ de son père et en 1993, il sort un premier album éponyme qui sera suivi de nombreux opus renouvelant chacun sa créativité. Depuis lors, il a enregistré une vingtaine d’albums. Sur la plupart d’entre eux, il joue avec quelques grandes pointures du jazz comme Pat Metheny, Billy Higgins et Charlie Haden avec lesquels il a enregistré son premier album. En 1994, il fonde un quartet qui fut un des groupes les plus saisissants de ces trente dernières années. Ses trois comparses d’alors, le pianiste Brad Mehldau, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade, sont devenus entre-temps des leaders incontestables qui ont tous connu des débuts de carrière fulgurants. Spécialiste en matière de recherche harmonique, le saxophoniste aime aussi se laisser influencer par d'autres genres musicaux notamment le funk. Musicien prodige, Joshua Redman est reconnu comme l'un des artistes les plus talentueux de sa génération notamment pour sa maîtrise du rythme et du phrasé. Des albums en trio et en quartet se sont succédés au fil des années. Notamment avec le groupe James Farm qu’il a composé avec Aaron Parks, Matt Penman et Eric Harland. Leur musique cherche l'équilibre entre le travail de composition et la liberté de l'improvisation. Leurs compositions marquent également un retour à la mélodie tout en privilégiant la synergie entre tous les musiciens du groupe.

Le nouvel album de Joshua Redman ‘Still Dreaming’ avec Ron Miles, Brian Blade et Scott Colley sort en mai 2018. Un album qui comptera parmi les meilleurs de l’année 2018.

Sonny Rollins a été une des grandes influences de Joshua Redman tout comme Stan Getz, Wayne Shorter et John Coltrane. Depuis ses débuts, Joshua Redman n'a cessé de ravir son public par son talent, sa générosité et son énergie. Dans la ville natale d’Adolphe Sax, il jouera dans différentes configurations avec comme toujours, un jeu ouvert et équilibré. Ce qui lui permettra de trouver l’espace nécessaire pour s’exprimer dans une toile musicale ou le swing domine redoutablement.


Joshua Redman à Dinant © Philippe Dehuit


lisez aussi l'entretien (en néerlandais): ICI


22:00     Marcus Miller Laid Black Tour


Marcus Miller
(b, bcl)
Brett Williams (p)
Russell Gunn (tp)
Alex Han (s)
Alex Bailey (batterie)

Nommé artiste de l’UNESCO pour la paix en 2013, Marcus Miller est non seulement un bassiste unique, un musicien multi-instrumentiste hors du commun, c’est aussi un compositeur et un producteur talentueux. Le mythique album 'Tutu' composé et produit pour Miles Davis a scellé sa renommée mondiale alors qu'il n'avait que 25 ans.

Il s'est fait connaitre comme bassiste électrique aux côtés des plus grands de la pop (Paul Simon, Elton John, Eric Clapton, Michael Jackson, Luther Vandross, Aretha Franklin, Joni Mitchell) mais aussi du jazz (Miles Davis, Herbie Hancock, Wayne Shorter, David Sanborn, Pat Metheny, George Duke, Joe Sample, Dianne Reeves...). Il a également joué avec des chanteurs français comme Claude Nougaro (avec qui il enregistre l'album 'Nougayork') et France Gall. C'est aussi un excellent clarinettiste, claviériste, saxophoniste, chanteur et guitariste. Il fait partie de ces rares musiciens qui ont révolutionné la basse électrique comme Larry Graham, Stanley Clarke, Jaco Pastorius ou James Jamerson.

Il débute son apprentissage de la musique avec son père, qui lui apprend à jouer du piano et de l'orgue, avant de se mettre lui-même à la clarinette puis de découvrir la basse à l'âge de treize ans. C'est sa connaissance d'autres instruments, et en particulier la clarinette qui va faire de lui un bassiste hors norme, au son unique.

Quoique nettement plus doué que la moyenne, le jeune Marcus parfait sa technique en se passant en boucle la légendaire intro de Hair, classique du funk seventies propulsé par la basse tellurique de Larry Graham, l’inventeur, le maître du slap. Il écoute aussi passionnément Robert “Kool” Bell de Kool & The Gang, James Jamerson, le bassiste du label Motown, Rocco Priesta, grooveur patenté de Tower Of Power, Gary King, le bassiste de Grover Washington, Jr., et Stanley Clarke, dont le premier 33-tours éponyme tourne en boucle sur sa platine dès 1975. Tout en apprenant par cœur le premier album de Jaco Pastorius, Marcus commence à squatter les studios d’enregistrement de la Grosse Pomme. Les grands noms de la soul, du jazz et de la pop s’arrachent vite ce jeune virtuose polyvalent qui déchiffre toutes les partitions avec aisance. Mais Marcus voit déjà plus loin que le bout de sa basse. Ses mélodies attrayantes et ses talents de producteur séduisent chanteurs et souffleurs venus de tous les horizons : Lonnie Liston Smith, David Sanborn, Luther Vandross, Aretha Franklin, Roberta Flack puis, plus tard, Boz Scaggs, Al Jarreau, George Benson, Take 6, Wayne Shorter…


© Brown Photo


Il commence son parcours de leader dans les années 1980, et une douzaine d'albums vont suivre, dont ‘M²’, ‘Tutu Revisited’, ‘Renaissance’ et 'Afrodeezia'. Roi du slap, il oscille entre le funk et le jazz-rock, ce qui donne des albums pleins d'énergie comme l'excellent 'Tutu' de Miles Davis (dont il compose et arrange presque tous les titres).

Catalyseur né, découvreur de jeunes talents, Marcus Miller est devenu un musicien sûr de son art et un leader épanoui. Lors de ses nombreuses tournées mondiales, un public de plus en plus large l’applaudit, qui retrouve en lui une figure charismatique, un musicien généreux, un passeur naturel et un authentique créateur. Marcus incarne désormais l’histoire et l’actualité du jazz en produisant une musique avec, toujours en filigrane, cette mélodie contagieuse, ce groove unique et ce son de basse reconnaissable entre mille, souvent copié, jamais égalé. Des harmonies élaborées, un groove omniprésent et des mélodies imaginatives font de la musique de Miller une des valeurs sures du jazz contemporain. Son nouvel album sortira quelques semaines avant son passage par Dinant sur le label Blue Note.



Dimanche 29 juillet – Parc de l’abbaye de Leffe

16:00     Ouverture des portes - Jazz Sets


17:00     Barbara Wiernik & Nicola Andrioli Quartet


Barbara Wiernik
(b)
Nicola Andrioli (p)
Nicolas Thys (b)
Antoine Pierre (batterie)

« Quand elle entame son chant, la voix de Barbara Wiernik semble provenir des montagnes de l’Himalaya, fraîche, jeune et à la fois pleine d’expérience et de sagesse. Elle ose des acrobaties, des mélismes couleur indienne, soutenue par le piano de Nicola Andrioli. Leur musique est belle et la sincérité des musiciens est totale. Si vous avez l’occasion de voir, un jour, un concert du groupe de Barbara Wiernik, n’hésitez pas : c’est solide, subtil, beau et fort. On sort de là avec des ondées de bonheur et de rêveries. » (J-C Vantroyen - Le Soir)

Barbara Wiernik, chanteuse aux multiples facettes, aussi bien créatrice de textes que de mélodies, navigue entre les genres avec une étonnante souplesse. Chanteuse de jazz depuis environ une vingtaine d’années, elle est en perpétuelle recherche de nouvelles sonorités, ce qui assure à son style vocal un son très actuel. Elle utilise sa voix comme s’il s’agissait d’un instrument, en emmenant les mélodies dans son propre langage et univers musical. Ses nombreux voyages (et principalement ceux en Inde) l’ont enrichie de musiques d’origines multiples avec lesquels elle aime jongler. Ce qui confère à son style un cachet bien reconnaissable, profond, subtil et puissant.

Son parcours vocal a été enrichi grâce entre-autre à l’enseignement de Norma Winstone et David Linx en jazz et à R.A. Ramamani en chant indien, mais également grâce à des musiciens tels que Diederik Wissels, Kenny Wheeler ou Kris Defoort avec qui elle a étudié au Jazz Studio d’Anvers, au Koninklijk Conservatorium van Brussel (d’où elle est diplômée) et dans divers stages en Europe, ainsi qu’en Inde pour des plus longues périodes.

Barbara a sorti un premier cd en 2000 avec le pianiste Jozef Dumoulin « Eclipse » et a participé aux albums d’Alexandre Furnelle, Manu Hermia, Giacomo Lariccia, Marie-Sophie Talbot, PiWiZ - Zurstrassen, Pirotton, Wiernik, et encore son propre album intitulé « Soul of Butterflies » pour lequel elle s’est entourée de musiciens incontournables de la scène jazz belge. Avec le contrebassiste Jean-Louis Rassinfosse et le guitariste Alain Pierre, ils forment le trio « WRAP! » qui a sorti un premier album intitulé « Endless ». Elle a également mis sur pied un projet s’intitulant « Les 100 ciels de Barbara Wiernik », projet regroupant 13 musiciens de la scène jazz et classique et participe à d’autres projets qui lui tiennent également fort à cœur, comme par exemple son duo avec le guitariste Alain Pierre « Different Lines ».

Son dernier projet en date s’intitule « Complicity » et est un projet avec le pianiste italien Nicola Andrioli . Ils ont sorti leur premier album en octobre 2016 et ont pour l’occasion fait appel à de fantastiques invités : Manu Hermia, Marco Bardoscia et Antoine Pierre. Ils ont déjà eu la chance de tourner en Europe et en Asie.

A Dinant, Barbara Wiiernik et Nicola Andrioli nous présentent le répertoire de leur premier album commun « Complicity » et nous offrent un jazz vocal mélodique, virevoltant et lumineux aux sonorités très actuelles. Pour ce concert, ils s’entourent de musiciens exceptionnels qui complètent à merveille les sonorités du duo. La rencontre de ces musiciens est saisissante et est placée sous le signe évident d’une grande complicité. Avec des influences classiques et un jazz résolument moderne, Nicola fait danser ses doigts sur le clavier et nous livre ses virtuosités avec une aisance déconcertante.

Barbara imagine des histoires et des mots à marier avec cette musique élégante et multicolore. Sa voix claire, où infusent son amour du jazz et des sonorités indiennes, se pose avec une délicatesse naturelle sur les envolées du piano. Un projet dont les compositions originales sortent les voiles pour vous emmener vers le large, sur le dos de vagues invisibles, le temps d’un moment d’émotion pure, de douceur et de joie de vivre.


19:00     Monty Alexander Trio


Monty Alexander
(p)
JJ Hassan Shakur (b)
Jason Brown (batterie)

Dans une carrière couvrant cinq décennies, le pianiste Monty Alexander a exploré les mondes du jazz américain et la musique de son pays natal, la Jamaïque, puisant là une "signature" singulière. Il a joué et enregistré avec des artistes venus de tous les horizons du spectre musical : Frank Sinatra, Tony Bennett, Ray Brown, Dizzy Gillespie, Sonny Rollins, Clark Terry, Quincy Jones, Ernest Ranglin, Barbara Hendricks, Bobby McFerrin, Sly Dunbar, Robbie Shakespeare… Tous ont fait appel à son sens de l’improvisation exceptionnel. Au total, il a enregistré plus de 70 disques en 50 ans de carrière.

Né le 06 juin 1944, le jour du débarquement, et grandi à Kingston, en Jamaïque, Monty Alexander a pris ses premières leçons de piano à l'âge de six ans, mais il est surtout autodidacte. Sur les conseils bienveillants du pianiste Wynton Kelly, il quitte sa Jamaïque natale pour s’installer avec sa maman à Miami en 1961, puis à New-York un an plus tard. Adolescent, il a assisté à des concerts de Louis Armstrong ou Nat "King" Cole au Kingston Carib Theater de sa ville natale. Il crée Monty and the Cyclones dans les années 1950 et a enregistré avec les musiciens qui catapultent la musique jamaïcaine vers la reconnaissance internationale, comme The Skatalites.

Depuis ses débuts, il a développé un style qui lui est propre où l’on retrouve tous les parfums et les couleurs du jazz : du swing au bebop en passant par le latin jazz, le mainstream et les musiques colorées aux accents des Caraïbes. Monty peut tout jouer et il le fait à chaque fois avec émotion, intelligence, humour et sensibilité.

En 1987, il participe à la bande son du film « Bird » de Clint Eastwood consacré à la vie du saxophoniste Charlie Parker. En 1991, il épaulera Natalie Cole, la fille d’une de ses idoles, Nat King Cole, pour l’enregistrement d’un album-hommage à son père « Unforgettable » qui raflera sept Grammy Awards. Il reçoit en 2000, le titre de Commandeur de l’Ordre du Mérite par le gouvernement pour service exceptionnel à la Jamaïque en sa qualité « d’ambassadeur de la musique » dans le monde entier.

Harlem ou Kingston ? Kingston ou Harlem ? Aucune raison de trancher pour Monty Alexander puisque la capitale jamaïcaine est sa ville natale, et New York, sa terre d’adoption. Depuis un demi-siècle, le grand pianiste au swing imparable tisse les liens et entretient les passerelles entre jazz et effluves caribéennes. Un style unique qui a charmé les plus grands jazzmen avec lesquels il a travaillé mais aussi certains de ses compatriotes. En 2011, Monty Alexander publiait un live « Harlem-Kingston Express » suivi, trois ans plus tard, par un second volume, « The River Rolls On ». Deux témoignages accomplis de ce double héritage qu’il a réalisé avec des musiciens américains et jamaïcains.


21:30     Philip Catherine Quartet feat. special guest Joshua Redman


Philip Catherine
(g)
Nicola Andrioli (p)
Philippe Aerts (b)
Antoine Pierre (batterie)
Joshua Redman (s)

« Philip Catherine est un des derniers “romantiques” du jazz. Philip Catherine ne joue pas de la musique : il est la musique. Un lyrisme à fendre l’inconscient. Musique, musique, parfois avec ces airs de simplicité qui vous font croire que rien n’est plus facile que d’observer un photon dans sa course. Le grand art. » Francis Marmande – Le Monde

Philip Catherine a célébré son 75ème anniversaire avec un concert mémorable à Flagey à Bruxelles en octobre 2017. Un concert qui s’est ponctué à plusieurs reprises par une ovation debout pour une salle comble.

Philip Catherine a l’art de découvrir des jeunes talents: en quartet avec des jeunes musiciens exceptionnels - le pianiste italien Nicola Andrioli, le jeune batteur prodige Antoine Pierre (découvert lors d’une jam à Dinant), et son fidèle compagnon de route depuis des années, Philippe Aerts à la contrebasse. Un quartet qu'il apprécie particulièrement et qui lui donne la possibilité et le support rythmique de déployer toutes les facettes de sa musique, allant d'un groove irrésistible à une sonorité parfois rock en passant par ces envolées lyriques et intenses dont il est passé maître.

Né à Londres en 1942 d'une mère anglaise et d’un père belge, dans une famille de musiciens (son grand-père était premier violon du London Symphony Orchestra), Philip Catherine a développé très tôt son oreille musicale. A quatorze ans, il entend la guitare de Georges Brassens et découvre aussi Django Reinhardt : c'est le coup de foudre. Il se met à écouter tous les grands musiciens de jazz de l'époque, les rencontre et puis très vite accompagne ceux qui passent par Bruxelles, où sa famille s’est installée. A 18 ans, il tourne déjà en Europe avec le trio de Lou Bennett. En même temps, il entreprend des études de Sciences Economiques à l'Université de Louvain. Après son service militaire en 1971, Jean-Luc Ponty l'engage dans son quintet. Il enregistre la même année un premier album sous son propre nom : "Streams", suivi en 1974-75 par "September Man" et "Guitars". Les amateurs de jazz à travers le monde découvrent non seulement un guitariste virtuose mais aussi un compositeur talentueux. Citons par exemple des thèmes devenus célèbres comme "Homecomings" ou "Nairam".

Depuis les années soixante Philip Catherine est devenu une figure importante de la scène du jazz européen. Sa collaboration avec des grands artistes comme Charles Mingus, Chet Baker, Stéphane Grappelli, Dexter Gordon, Larry Coryell, John McLaughlin, Tom Harrell… son style et sa sonorité unique, son engagement musical, ont eu une influence incontestable sur le jazz contemporain européen.

Au cours de sa carrière, le parrain du festival, Joshua Redman, a exploré différentes pistes musicales. Mais depuis toujours, comme Philip Catherine, il admire les belles mélodies. Nul doute qu’ils trouveront ensemble les plus belles notes pour clôturer en beauté le festival 2018.


Textes © 2018 Dinant Jazz Festival - Asbl D Jazz


Tickets


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Abonnement pour 3 jours: 104 Euro et uniquement en prévente (Nombre limité de pass).

Les prix des pré-ventes pour les autres concerts sont:

Vendredi 27 juillet:     37 Euro     
Samedi 28 juillet:     42 Euro     
Dimanche 29 juillet:     37 Euro


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