Paul Bley/Gary Peacock/Paul Motian - When Wil The Blues Leave

Paul Bley/Gary Peacock/Paul Motian - When Wil The Blues Leave

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ECM/Newartsint.

Paul Bley, Gary Peacock, Paul Motian ! Un trio historique, emblématique d’une période où la créativité de la formule piano-contrebasse-batterie a influencé un nombre incalculable de pianistes, Keith Jarrett y compris.

Jarrett n’a-t-il pas dit un jour qu’il avait écouté des centaines de fois « Footloose ! » ?  Dans un entretien avec le pianiste Ethan Iverson, Keith Jarrett déclarait même  qu’il avait voulu engager Steve Swallow pour son premier trio parce qu’il était le bassiste de « Footloose ! ». Et Paul Bley lui-même ne dit-il pas au même Iverson : "As-tu entendu le nouveau Jarrett « Inside Out » ? Il y prouve qu’il peut exactement jouer comme je le faisais en 1965 !" No comments !


Trois ans après la disparition de Paul Bley, huit ans après celle de Paul Motian, ECM publie ce fabuleux enregistrement d’un concert du trio en public à l’Aula Magna de Lugano en 1999. Une musique qui n’a pas pris une ride, d’une invention de tous les instants  tout en  restant dans la ligne de ce que le pianiste a fait toute sa carrière, improviser, surprendre, émouvoir ou éblouir.  « Mazatlan » (album « Hot », 1985) ouvre le concert, et il ne faut pas attendre 30 secondes pour que Paul Motian balaie caisses et toms, que Bley prenne le relais passant d’accords frappés à de douces touches aériennes et que Gary Peacock ne discourt avec volubilité.

A ma connaissance, les deux compositions suivantes de Paul Bley n’avaient jamais été enregistrées qu’en solo –  « Told You So » sur « Basics » et « Flame » sur « Oslo Concert ». Douce mélodie, « Flame », outre le subtil toucher de Bley, met en évidence le son brut de Peacock. Sur  « Told You So », Paul Bley expose seul  la mélodie enfantine qui  se développe rapidement en une improvisation bluesy par instants, avant un final qu’on qualifierait indument de jarrettien...

De Gary Peacock suit une composition enregistrée en 1981 avec Jan Garbarek, Tomasz Stanko et Jack Dejohnette ; « Moor » à l’intro véloce, soutenue par la charleston, voit Paul Bley s’incruster discrètement dans le monologue et faire jeu égal avec le virevoltant contrebassiste. « Dialogue Amour » s’inscrit dans la même ligne d’une sublime intimité partagée par piano et contrebasse avec Motian tissant finement le décor.

Deux standards pour clôturer : « When Wil The Blues Leave », sans doute un des thèmes les plus joués par Paul Bley, emmené à un tempo élevé par la walking bass de Gary Peacock, et « I Loves You Porgy » tendre et fondant et craquant comme le meilleur des chocolats suisses – on est chez les Helvètes, ne l’oublions pas !

© Jean-Pierre Goffin


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