Mauro Gargano (feat. Matteo Pastorino) – Nuages

Mauro Gargano (feat. Matteo Pastorino) – Nuages

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DigginMusic : Absilone

Le contrebassiste Mauro Gargano est né à Bari, dans les Pouilles (comme Pino Minafra). Il a d'abord étudié la contrebasse classique puis jazz en Italie avec Furio Di Castri (du trio PAF: Paolo Fresu, Antonello Salis, Furio Di Castri). Il gagne Paris en 1998 et poursuit ses études au Conservatoire de Paris avec Ricardo Del Fra.

Une quarantaine d'albums en tant que  sideman et 5 comme leader: Quartetto Moderno (avec Nicola Stilo, flûtiste qui a croisé Chet), trio Angelini-Gargano-Moreau (album So Now), Mo'Avast Band avec Francesco Bearzatti et notre compatriote Stéphane Mercier (un groupe que l'on a vu au Pelzer à Liège, personne ne peut oublier sa contrebasse avec crosse en forme de tête de lion) et, pour Suite for Battling Siki, rencontre avec Bojan Z et Manu Codjia.


© courtesy Mauro Gagano


Pour Nuages, le contrebassiste s'est inspiré de souvenirs d'enfance (comme ce Il Papunno inspiré par la procession nocturne de Motola, dans les Pouilles ou Elda dédié à sa mère), de cinéastes italiens comme Pasolini (Che cosa sono le nuvole, thème du film Capriccio all'italiana composé par Domenico Modugno ou Pasolini Nubi di Periferia), de compositeurs comme Nino Rota ou Enrico Rava (Danza della sera), de la littérature italienne (L'Isola di Arturo, titre d'un roman d'Elsa Morante) mais aussi la peinture (Venere allo Specchio, la Venus au miroir de Vélasquez qui apparaît dans la cabine de l'éboueur du film de Pasolini). Tout cela, sans renier ses racines jazz (Nuages de Django, Her To Me, anagramme d'Hermeto Pascoal).

Pour sublimer cette musique inspirée par les harmonies du Sud de l'Italie, quoi de mieux qu'une clarinette et qui de plus évident que le Sarde Matteo Pastorino que l'on a vu en Belgique avec son quartet (albums V puis Suite for Modigliani) ou en trio avec le guitariste Claudio Miotti (album Claxxx). Une Clarinette à la sonorité limpide et lumineuse pour cette musique tout en délicatesse, avec ses mélodies qui voltigent (Che cosa sono le nuvole, Nuvole, Her Me To) mais qui peut aussi s'enflammer (Danza della sera ou sur le très swing Skéduishé qui en dialecte des Pouilles signifie "agite, bouge, mélange"). A d'autres moments, une clarinette basse, aux tonalités plus sombres (Elda ou cette version inattendue du Nuages de Django jouée en duo contrebasse-clarinette basse).

Pour compléter le quartet, au piano, on retrouve Giovanni Ceccarelli, inspiré comme Gargano par les musiques de film (album More Morricone) et la musique brésilienne (album Eu te amo, the music of Tom Jobim). Et s'il a enregistré avec Lee Konitz (Waxin' in Camerino), il reste fidèle à son héritage italien dans son duo avec l'accordéoniste Daniele di Bonaventura qui a joué et enregistré avec Paolo Fresu.

A la batterie, Patrick Goraguer qui a souvent accompagné le chanteur Arthur H mais a aussi côtoyé le contrebassiste Chris Jennings, soit en compagnie de Nguyen Lê, soit avec Manu Codjia et Pierre Perchaud (album Quartet).

A part Che cosa sono le nuvole qui ouvre l'album et Nuages qui le clôt, neuf compositions originales qui illustrent la grande culture musicale de Mauro Gargano: harmonies du Sud de l'Italie (Pasolini-Nubi di Perifera), référence à la musique brésilienne (Her Me To), à Eric Dolphy (Elda), motifs répétitifs chers à Philip Glass et Steve Reich (Nuvole), séquence dodécaphonique de Skêduishê.

A côté de la clarinette volubile de Pastorino, la contrebasse est souvent mise à l'honneur (intros de Il Papunno, L'Isola di Arturo, Skêduishê, Elda ou le vertigineux duo de Nuages).

Un très bel album qui témoigne de l'univers de Gargano comme de Pastorino partagés tous deux entre héritage transalpin et jazz moderne.

© Claude Loxhay



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