Paolo Fresu: de Comblain à Brosella.

A côté des belles prestations du duo intimiste de Pascal Mohy (p) et Ben Sluijs (as) ou d'Urbex, l'octet d'Antoine Pierre qui a repris des thèmes de son album Igloo  comme Metropolitan Adventure, mais qui a aussi proposé quelques nouvelles compositions à l'architecture savante comme Entropie, le clou de la soirée de samedi au Festival de Comblain-La-Tour a été, sans contestation possible, le concert réunissant Paolo Fresu, Omar Sosa et Trilok Gurtu.

La rencontre entre trois univers à part entière: les racines afro-cubaines d'Omar Sosa, l'italianité exubérante de Paolo Fresu, les savants rythmes indiens de Trilok Gurtu. Un monde de différence avec l'album Eros qui vient de sortir sur le label Bonsaï: Trilok Gurtu dynamise le dialogue entre le pianiste et le trompettsite, là où le violoncelle de Jacques Morelenbaum et le quatuor à cordes Alborada ont tendance à l'affadir.

Si l'on retrouve chez Sosa ce choix d'une ambivalence entre sonorités acoustiques et sonorités électriques, célérité de la main droite sur le piano, la main gauche voltigeant entre trois claviers électriques, on l'a aussi beaucoup entendu revenir à des rythmes afro-cubains dansants au seul Steinway: ses vraies racines. Comme à son habitude, Fresu passait du bugle virevoltant à la trompette bouchée lyrique, avec de judicieux effets d'écho. Au c(h)oeur d'une cathédrale de percussions, soigneusement mise en place par Jacques Godet, Trilok Gurtu est un orchestre à lui tout seul: un set de batterie non conventionnel complété par une batterie électronique, des tablas (tonalités aigües de la main droite, graves de la main gauche), d'autres tambours (comme le kanjira), des woodblocks, des cymbales chinoises suspendues comme comme un jeu de petits gongs, d'autres plongées dans un seau d'eau pour obtenir d'étonnants effets d'ondulations sonores et un cajón dont les rythmes voltigeurs sous-tiendront un long échange vocal improvisé entre Trilok Gurtu et un Omar Sosa visiblement émoustillé et ravi. Standing ovation et, en rappel, un long thème construit sur un motif obsessionnel fredonné par le public à l'instigation de Sosa, sous l'oeil amusé de Fresu et Gurtu.

La semaine prochaine, le samedi 8 juillet, on retrouvera Paolo Fresu dans un tout autre contexte, pour fêter le 40e anniversaire du Brosella: en compagnie du choeur polyphonique corse A Filetta et de l'accordéonniste Daniele Di Bonaventura, une alchimie saisissante entre chants corses traditionnels et jazz. Un autre grand moment en perspective.

Photos: Jos L. Knaepen

Texte: Claude Loxhay
Article publiée par Jazzaround


 Jazz'halo radio by
DJ Ferdinand Dupuis-Panther:

 

Facebook  

Clemens Communications

Jazz Rules Radio

De Werf

VKH Torhout

 

Special thanks to our photographers:

Henning Bolte
Cedric Craps
Christian Deblanc

Koen Deleu
Ferdinand Dupuis-Panther
Anne Fishburn
Robert Hansenne
Stefe Jiroflée
Jos L. Knaepen
Jacky Lepage
Nina Contini Melis
Arnold Reyngoudt
Willy Schuyten

Frank Tafuri
Jean-Pierre Tillaert
Tom Vanbesien
Geert Vandepoele
Guy Van de Poel
Cees van de Ven
Geert Vanoverschelde
Patrick Van Vlerken
Marie-Anne Ver Eecke

Jan Vernieuwe

and to our writers:

Robin Arends
Henning Bolte
Danny De Bock
Ferdinand Dupuis-Panther
Paul Godderis
Jean-Pierre Goffin
Claude Loxhay
Etienne Payen
Herman te Loo
Georges Tonla Briquet
Iwein Van Malderen