Ca jazz à Huy: 29 juillet 2017

Dans la belle salle de l'IPES, trois concerts en soirée le samedi 29.

En première partie, les jeunes de l'étape: Maxime Moyaerts, très efficace à l'orgue Nord; à la batterie, Arnaud Cabay, le fils de Guy et Guillaume Gillain, visiblement plus à l'aise à la guitare qu'au chant, notamment quand il reprend du Ray Charles (Georgia...).


Deuxième concert: Nathalie Loriers, en compagnie de Tineke Postma et Nic Thys, reprend le répertoire de son album We will really meet again, titre en clin d'oeil à la composition de Bill Evans. La pianiste namuroise a croisé nombre de saxophonistes dans sa déjà longue carrière: Lee Konitz, Jeroen Van Herzeele, Kurt Van Herck, Gianluigi Trovesi, Frank Vaganée.

 


En Tineke Postma, elle a trouvé une complice idéale tant pour son lyrisme mélodique à fleur de peau (Luiza de Jobim, le très émouvant We will really meet again) que pour les compositions plus enlevées (Take the cake, Fallen Walls, Everything we need). Volubile à l'alto, incisive au soprano, Tineke Postma qui a croisé la crème des pianistes néerlandais, de Rob Van Bavel à Bert Van Den Brink, mais aussi Greg Osby, joue sans partition, en parfaite empathie avec Nathalie Loriers.


Nic Thys est un précieux trait d'union entre les deux musiciennes pour une musique qui allie sensibilité et fougue.


Troisième acte: le nouveau quartet de Phil Abraham et un répertoire où nouvelles compositions originales (Charlie et le Pam, dédié à son jeune fils, Esquisse, une longue composition dédiée à La Nouvelle Orléans et d'autres encore aux titres improbables) côtoient des reprises, revisitées avec beaucoup d'originalité (I remember April, Watermelon Man de Hancock) un concert enthousiasmant. A quand un album avec ce répertoire plus enthousiasmant que celui enregistré dernièrement avec Sylvain Luc et Mino Cinelu.


Phil est d'abord dopé par sa rythmique sans faille. Sal La Rocca allie rondeur du son , vélocité et musicalité, avec un évident plaisir de jouer. Avec une économie remarquable de moyens, le Lillois Thomas Grimmonprez, batteur d'un excellent trio avec le contrebassiste Stéphane Kerecki et le saxophoniste Matthieu Donarier, mais aussi du Jazz Ensemble de Patrice Caratini et du Dodécaband de Martial Solal, impulse au quartet un groove tout en finesse, comme ce solo qui monte en puissance graduellement.


Enfin, en Quentin Liégeois, Phil a trouvé le digne successeur de Fred Favarel: pureté de la sonorité et technique sans faille.

En fin de concert, surprise du chef: Phil accueille les jeunes de la première partie: Maxime Moyaerts au piano, Arnaud Cabay à la caisse claire, Guillaume Gillain à la guitare et son frère Julien au violon: un mix entre Confirmation emprunté à Charlie Parker et d'un thème de Donald Harrison, ce qui donne lieu à une succession de solos dignes d'une pure jam session.

Une belle soirée avec un public enthousiaste et très attentif, ce qui change de certains festivals...

Texte © Claude Loxhay  -  photos © Robert Hansenne


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