Vein plays Ravel

Vein plays Ravel

V

Double Moon Records/Challenge Records

Le répertoire classique fait de plus en plus partie du répertoire jazz d’aujourd’hui : Bach, Scarlatti, Scriabine, Monteverdi, Gershwin, bien sûr, et bien d’autres sont repris à toutes les sauces, de la plus relevée à la plus insipide.

Ravel fait d’autant moins exception à la mode qu’il a été au début du siècle passé un des musiciens les plus influencés par le jazz : « Personne ne peut nier les rythmes d’aujourd’hui. Ma musique récente est remplie de l’influence du jazz. » disait-il et la phrase est reprise sur la pochette de l’album du trio suisse « Vein ».

Le trio est composé des frères Arbenz : Florian, le batteur, a déjà tourné ou enregistré avec des pointures comme Kirk Lightsey, Greg Osby, Wolfgang Puschnig, Glenn Ferris, et est aussi reconnu comme un des meilleurs percussionnistes classiques en Europe. Son frère Michael, pianiste, partage le même attrait à la fois pour le classique et le jazz, ses collaborations dans ce domaine croisant les mêmes noms que son frère. Enfin, le contrebassiste Thomas Lähns a lui aussi un parcours musical éclectique jouant tout autant dans les domaines classique et jazz. Un des derniers albums du trio avec Dave Liebman a été acclamé par la presse internationale.

Ces connexions entre les trois instrumentistes ne pouvaient que les amener à trouver un terrain d’entente qui touche aux domaines précités. Le choix du répertoire de Maurice Ravel parait dès la première écoute parfaitement coller à l’esthétique et à l’intention du trio : donner à la musique de Ravel un nouvel élan d’inspiration qui tout en respectant le langage du compositeur français, lui insuffle une nouvelle direction.

« Bolero » représente  indiscutablement la clé de voute de l’album avec ses plus de seize minutes qui traduisent à la fois la lancinante progression du thème, démarrant tout en finesse et douceur pour évoluer vers un paroxysme final soutenu par un quatuor de souffleurs augmenté du saxophoniste Andy Sheppard. 

Si « Blues » et « Five O’Clock Foxtrot » contiennent déjà à l’origine les bases jazzy que Ravel affectionnait, « Le Tombeau de Couperin » est traité avec plus de solennité dans ses deux premières parties avant de gagner en intensité sur le troisième et dernier mouvement. Quant à « Pavane pour une Infante Défunte », elle apparait après une introduction des plus originales.

Non seulement l’album rappelle l’influence de Ravel sur le jazz et la musique contemporaine, mais il le fait à la fois avec le respect de la lettre, la déférence à l’égard du grand compositeur, et avec l’audace et l’inspiration qui transcende ce magnifique trio.


Durée totale
: 57:58

Michael Arbenz: Piano
Thomas Lähns: Bass
Florian Arbenz: Drums

Invité sur Bolero: Andy Sheppard (saxophone)

© Jean-Pierre Goffin


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